Etienne Albrieux

10-11_0016_E ALBRIEUXEtienne Albrieux est né le 2 juillet 1891 à Annecy, où il passe une partie de son enfance. En 1903, il quitte sa ville natale pour Lyon, afin de continuer ses études et il intègre le lycée Ampère dans le but de devenir professeur. Héritier d’une famille d’artistes, il hante les musées lyonnais et se découvre une passion pour la peinture. Il prend alors des cours de peinture avec le maître Tony Tollet qui enseigne au petit collège de Lyon. Sa vocation est toute tracée et il rejoint les Beaux Arts de Lyon, ayant pour compagnon Raoult Servant ou Louis Bertola. Très vite il part rejoindre les Beaux Arts de Paris et ses efforts sont couronnés par des médailles de bronze, d’argent et de vermeil. Malheureusement, la 1ère guerre mondiale  brise net le cours de sa carrière. Mobilisé, il part très vite sur les champs de bataille en Alsace, se retrouve à Verdun puis en Belgique. Blessé, il obtient la croix de guerre et la médaille militaire. A la fin de la guerre,  il épouse Madeleine Lamachère et le couple vient s’établir  à Saint Pierre d’Allevard, où vit la famille natale de Madeleine. Etienne Albrieux  entre alors aux Forges d’Allevard. Deux enfants vont naître de cette union : Agnès en 1921 et Gérard en 1922. Et dès 1923, les forges d’Allevard vont fournir un appartement de fonction à la famille.

Etienne Albrieux expose régulièrement aux thermes d’Allevard, au Salon de l’ouest Lyonnais et envoie des œuvres à la société des amis des Arts de Grenoble, dont il est membre. Son inspiration est principalement tournée vers son pays d’adoption. Il réalise de nombreuses œuvres peintes au couteau qui traduisent sa passion pour les sommets de Belledonne et des Ecrins, comme le lac des Sept Laux, le village du Chazelet, la Meije,  le village de Pinsot sous la neige, et pour les paysages de son enfance, le lac d’Annecy… La montagne prend alors toute sa dimension esthétique. Epris de montagne et de paysages, Etienne Albrieux entraîne toute sa famille vers les alpages ou les plus hauts sommets afin de pouvoir réaliser ses œuvres (photographies et tableaux). Il produit alors un très grand nombre d’oeuvres qui feront la joie des collectionneurs et amateurs d’art pictural.

Jusqu’à son décès, le 31 mai 1962, il restera attaché au pays d’Allevard. Il laisse derrière lui une œuvre abondante et variée : peintures sur carton, sur toile, dessins, croquis, sculptures,… Son travail surprendra plus d’un amoureux des Alpes et autre intéressé par la diversité des lieux dépeints et la richesse des couleurs.